De Kerdekel le 8 novembre 2008

C’est ce que propose, pour l’anniversaire de son blog, la délicieuse Calice, toute droite issue de la BBR (BD Blogosphère Rousse, j’aime mettre les choses en acronyme), dont on trouvera bien le temps de vous parler un de ces 4…
Le défi : Si vous étiez roux/rousse ?
Et là, pour la réponse, carte blanche, dessin, peinture, animation, ou même musique, poème et pâtisserie si cela vous chante. Trouvez votre support et exprimez-vous !
Vos œuvres sont à envoyer à [email protected], jusqu’au 31 décembre (trainez pas, on est déjà mi-novembre, et oui on lag un peu, on est comme ça ici). Et surtout, comme je dis toujours : Enjoy !
A noter que les déjà roux/rousses peuvent aussi participer, il vous faudra juste imaginer que vous n’êtes pas roux/rousse et si vous l’étiez (nan sans rire prenez une chaise et des notes, les deux du fond, me forcez pas à répéter ce que je viens d’écrire). Bon enfin vous trouverez bien tous seuls, on vous fait confiance. :)
A gagner des trucs que l’auteur ne sait pas encore ce que ce sera mais ce sera super (ce sont ses mots, j’invente rien).
A vos méninges, décollage, GO ! :D
A noter aussi que je viens d’ouvrir une nouvelle catégorie contre toute attente, Art et billevesées, parce qu’il paraitrai -une rumeur qui galope tel un furet dans les milieux autorisés- que ça parlera Art (et billevesées) ici, dans un temps incertain…
De Audrey le 11 janvier 2008

Quand j’ai vu cette BD dans la librairie, j’ai eu peur de trouver des blagues dessinées qui se moquent des roux. Heureusement ce n’est pas du tout le cas.
« Le Roux » de Fabrice Erre raconte plutôt le quotidien d’un roux. On y retrouve le questionnement sur le pouvoir de séduction, les associations de roux et un poil de paranoïa à propos des cheveux.
Le ton et les histoires sont justes, ça ressemble à ce qu’on peut lire dans les commentaires.
Plus qu’un ouvrage sur les roux, c’est une réflexion sur la différence.
Pour en savoir plus et découvrir 5 planches, rendez-vous sur le site des éditions 6 Pieds sous terre.
Deux questions à l’auteur
L’auteur, Fabrice Erre, a accepté de répondre à mes 2 questions. Merci à lui pour sa disponibilité et sa gentillesse.
- Rousseur.org : Comment l’idée de faire une BD sur un roux vous est-elle venue ?
- Fabrice Erre : Il s’agit au départ d’une opportunité technique: je pouvais prévoir une BD monochrome (avec une couleur) sans ruiner mon éditeur. Je me suis demandé comment mettre à profit cette couleur, pour qu’elle intervienne dans l’histoire au lieu de rester simplement un élément de décoration. L’idée d’un roux s’est imposée assez vite, d’autant qu’elle a rejoint l’envie de parler des différences et du regard qu’elles suscitent. Il se trouve qu’il est plus facile d’aborder ce sujet avec la rousseur, une particularité moins chargée émotionnellement que d’autres différences peut-être plus difficiles à vivre.
- Rousseur.org : Apparemment vous n’êtes pas roux, avez-vous rencontré des roux pour rendre votre personnage et les histoires aussi justes ?
- Fabrice Erre : Merci d’abord de votre compliment, car faire quelque chose qui sonne « juste » est délicat et on ne sait jamais vraiment comment cela va être ressenti. Je suis moi-même un ex-roux (je ne sais pas si c’est une catégorie que vous prenez en compte chez rousseur.org), mais cette tendance s’est effacée après la petite enfance (je n’en garde que quelques taches de rousseur), ce qui ne m’a pas permis d’expérimenter le regard de l’autre sur ce point. Mais, comme tout le monde, j’ai moi aussi eu à assumer ce regard pour d’autres problèmes que je vous passe ici, et surtout à affronter ma propre méfiance vis-à-vis de ce que pouvaient penser les autres. C’est cette question qui m’a paru la plus intéressante dans le sujet: comment accorder le roux avec son environnement si l’environnement et le roux ont chacun une réserve inspirée soit par la méfiance soit par une forme de pudeur? A tous les coups les relations sont faussées, ce qui donne lieu à des situations qui peuvent être drôles, et c’est le ton qui m’a paru le plus adapté. Je n’ai donc pas fait d’enquête anthropologique préalable auprès d’un panel de roux, car la question est au fond assez universelle. Jusqu’ici, je n’avais pas non plus eu de réaction, et je suis très heureux de votre sollicitation.
De Sirian le 19 juillet 2005

Lors d’un article précédent, je vous avais déjà démontré que la BD est folle amoureuse de la rousseur. Et bien maintenant, je vous propose de visiter le site d’une dessinatrice professionnelle… rousse, évidemment !
Cette artiste se nomme Laurel et elle a parsemé son site web d’images se représentant elle-même rousse.
Mais comme vous pourrez le constater sur cette photo (et même sur ce dessin), on découvre que Laurel n’est pas une vraie rousse. Déception ? Oh que non ! Car même si elle n’est pas vraiment rousse, elle le porte et le dessine plutôt bien !
Sur insistance de ce dernier, je tiens à remercier (légitimement) ma « source » : Ephéliedas.